2ème dimanche de l’Avent

En Élisabeth, la mère de Jean Baptiste, nous voyons tous les croyants de la première alliance qui ont porté pendant des siècles l’espérance de la venue de Dieu. Apprenons avec eux à toujours attendre Dieu dans nos vies.

Si aujourd’hui nous ne savons plus attendre,
c’est parce que nous sommes à court d’espérance.
Ses sources se sont asséchées.
Nous souffrons d’une crise profonde du désir.
Et, désormais satisfaits des mille succédanés qui nous assaillent,
nous risquons de ne plus rien attendre,
pas même ces promesses surnaturelles
qui ont été signées avec le Sang du Dieu de l’Alliance.
Sainte Marie, femme de l’attente,
soulage la douleur des mères souffrant pour leurs fils qui,
sortis un jour de la maison, n’y sont jamais revenus,
tués dans un accident ou séduits par les appels de la jungle ;
dispersés par la fureur de la guerre
ou aspirés par le tourbillon des passions ;
engloutis par la fureur de l’océan ou bouleversés
par les tempêtes de la vie.