9h : Messe à la chapelle

  • Bénédiction des cierges
  • Eucharistie
  • Nous partagerons l’action de grâces de trois de nos soeurs, Filles de la Sagesse, qui fêteront leurs 60 ans de vie religieuse. Soeur Marie-Hélène, Soeur Pierre-Marie et Soeur Dominique.

 

Accueillir la lumière du Sauveur

 

Que voit Syméon ce matin ?

Comme beaucoup d’autrefois sans doute, ce qui qu’il voit, c’est un enfant qui s’approche, tenu dans leurs bras par son père et sa mère.

Rien de bien glorieux ni d’éclatant, rien en fait de bien lumineux.

Et pourtant dans cet enfant, Syméon reconnaît le salut de Dieu venant jusqu’à lui, la lumière des peuples…

Poussé par l’Esprit, il ouvre les yeux sur quelque chose d’ordinaire, et c’est pour lui la merveille !

Comment nous attendons-nous à voir le Seigneur s’approcher ? Se présenter à à nous, se révéler ?

Dans l’éclat d’une lumière hors du commun, ou dans la simplicité d’un enfant de son peuple ?

Dans l’extraordinaire de nos vies ou dans le plus ordinaire, le plus familier ?

Quelle est cette lumière que nous attendons ? N’est-elle pas au plus proche ?

Le plus ordinaire de ma vie : n’est-ce pas dans ces lieux que la lumière vient me visiter , qu’il souhaite me rencontrer

comme le Sauveur qui m’est donné ?

Poussés par l’Esprit, nous aussi, demandons lui la grâce de laisser sa lumière éclairer notre plus ordinaire et révéler là son visage.

 

4ème dimanche du temps ordinaire – C

1ère lecture : Jérémie 1, 4-5. 17.19

« Je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée […].

Ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. »

Psaume 70

« En toi, Seigneur, j’ai mon refuge. […]

Ma forteresse et mon roc, c’est toi. »

2ème lecture : 1 Corinthiens 12,31 -1313

« J’aurai beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes s’il me manque l’amour, je ne suis rien. »

Évangile : Luc 4, 21-30

Savoir écouter
Jésus savait très bien que les gens de Nazareth ne pouvaient pas comprendre tout de suite tout le mystère de sa personne, mais il leur reprochait de ne même pas s’interroger un peu sur ce mystère et le message qu’il apportait ; il leur a fait ainsi simplement remarquer qu’ils reproduisaient à son égard, l’attitude de leurs pères vis-à-vis de tous les prophètes du passé.
En réalité ceux qui vont comme Jésus vers les païens et les pauvres sont toujours dérangeants. Il n’y a rien qui bouscule la vie autant que d’avoir à s’intéresser aux autres, aux plus petits comme à ceux qui ne pensent pas comme nous !
Jésus compte sur nous pour continuer son action et cela peut nous déranger ; où cela va-t-il nous mener ? et combien de temps cela va-t-il durer ?

5ème dimanche du temps ordinaire – C

1ère lecture : Isaïe 6, 1-2a. 3-8

« Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. »

Psaume 137

« Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. »

2ème lecture : 1 Corinthiens 15, 1-11

« Le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour. »

Évangile : Luc 5, 1-11

 

Orientation :
Quand Dieu se manifeste, Il ajoute toujours  « ne crains pas »  et nous manifeste à la fois sa tendresse et sa confiance : Jésus va associer Pierre à sa Mission ; et il le fait aussi pour nous. Pierre, avec ses compagnons qui suivent aussitôt Jésus avec lui, vont entrer dans un chemin de grande proximité avec Jésus et donc avec Dieu : quel itinéraire de vie pour tous ceux qui se laissent rencontrer par le Christ et osent leur vie à sa suite !

 

6ème dimanche du temps ordinaire – C

1ère lecture : Jérémie 17, 5-8

“Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance.”

Psaume 1

“Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.”

2ème lecture : 1 Corinthiens 15, 12.16-20

“Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés.”

Évangile : Luc 6, 17. 20-26

Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Comme Moïse, Jésus s’arrête dans la plaine ou l’attend le peuple de Dieu. Dans la solennité de cet instant Jésus regarde ses disciples. Il regarde ainsi chacun de nous avec beaucoup d’amour et de tendresse. C’est bien aux disciples qu’Il révèle sa parole, mais cette Parole est pour tous. Jésus les regarde et immédiatement Il parle de bonheur : “Heureux vous les pauvres.” La Joie est l’héritage des chrétiens. Un saint triste est un triste saint dit un adage mémorable. Ce qui vient au cœur de Jésus quand il regarde ses disciples qui marchent à sa suite, c’est : Vous êtes heureux, bienheureux. Cette Parole s’adresse à chacun de nous ! C’est ainsi que Jésus nous regarde : En marche, bénis ! Nous provoquons la joie du cœur de Jésus dans le petit bout de chemin que nous avons déjà parcouru à sa suite…. (P. Gilbert Adam)

 

 

 

 

7ème dimanche du temps ordinaire – C

1ère lecture : 1, Samuel 26,2.7-9.12.13. 22-23

“Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre ses mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur.”

Psaume 102

“Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour.”

2ème lecture : 1 Corinthiens 15, 45-49

“Comme Adam est fait d’argile ; comme le Christ est au ciel, ainsi les hommes seront du ciel.”

Évangile : Luc 6, 27-38

Jésus ne cesse de nous montrer que l’amour venant de son Père procède toujours ainsi : Aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut,  car il >est bon, lui , pour les ingrats et les méchants”.
Et pourtant, Jésus parle aussi de récompense, mais celle-ci est avant tout un « plus d’être » qui s’installe dans notre cœur , et non un « avoir » plus grand, même s’il parle parfois de centuple : il n’y a pas en effet de mesure pour l’amour et la charité. Le centuple consiste alors à ressembler à Dieu, à devenir ses vrais fils : ce n’est pas rien !
La première lecture nous a donné le bel exemple d’un acte de charité purement gratuit : le roi David se trouvant dans la situation de pouvoir ôter la vie du roi Saül a préféré le respecter, donnant ainsi à son ennemi l’occasion de changer son cœur. Saint Paul, dans la deuxième lecture, nous donne une belle image de l’homme nouveau que nous sommes appelés à devenir : il s’agit de passer de l’homme ancien ou de l’Adam pétri de la terre à l’homme transformé par le nouvel Adam qui est le Christ : le baptême nous fait accéder à cette « re-création ». Père François Nicolas