3 mars  – 8ème dimanche du temps ordinaire

“Chaque arbre se reconnaît à son fruit” Luc 6, 44

1ère lecture : Ben Sira 27, 4-7

« Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé, c’est alors qu’on pourra le juger.

Psaume 70

« Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter ton nom, Dieu Très-Haut. »

2ème lecture : 1 Corinthiens 15,54-58

« Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur. »

Évangile : Luc 6, 39-45

Des mots forts
(…) Jésus a l’habitude d’employer des images très fortes pour frapper nos esprits car il sait que nos cœurs sont souvent à la fois durs et distraits. Ce que le Seigneur nous dit au sujet de l’aveuglement qui nous guette est très important car nous sommes tous appelés à être des disciples : le disciple est appelé à « voir » son maître, c’est-à-dire à laisser la grâce de la foi éclairer son esprit ; et il est appelé en même temps à transmettre cette lumière : s’il conduit seul sa vie en ignorant la source de la lumière il deviendra un aveugle conduisant des aveugles et s’égarant avec eux. Et plus quelqu’un ignore celui qu’il ne voit pas, plus il met en danger ceux qui l’entourent et lui font confiance. Pensons à la façon dont Jésus disait aux pharisiens   Malheureux êtes-vous guides aveugles   et demandait à ses disciples de s’éloigner d’eux ! Saint Paul fera plus tard les mêmes reproches à ceux qui s’improvisent guides de la communauté sans travailler sur eux-mêmes :   toi qui enseignes autrui, tu ne t’enseignes pas toi-même (Rm 2,17-21). (P. François Nicolas)

6 mars – Mercredi des cendres

MESSE À 9H DANS LA CHAPELLE

 

1ère lecture : Joël 2, 12-18

« Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux. »

Psaume 50

« Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. »

2ème lecture : 2 Corinthiens 5, 20-6,2

« C’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous te le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. »

Évangile : Matthieu 6, 1-6. 16.18

« Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.” Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. Nous prenons la mesure de l’Amour infini de Dieu qui nous sauve. Nous pouvons nous réconcilier avec Dieu et lui présenter les abîmes de souffrances de notre humanité. Nous sommes les ambassadeurs du Christ pour tous ceux qui sont dans des abîmes de désespoir. A une extrémité de notre vie nous vivons la détresse du monde, à l’autre extrémité nous vivons l’Amour infini de Dieu. Nous prenons la mesure de cet espace ou nous distinguons la présence respectueuse d’un Autre. La promesse de l’Amour prend corps en nous. Lorsque nous arrivons dans un lieu obscur, nos yeux discernent, peu à peu, les contours de la réalité. Nous faisons l’expérience unique que la relation avec un autre nous redit la Parole d’Amour déjà entendue. Il nous faut fermer la porte et renoncer à ce qui ne serait pas ce secret d’Amour. Le secret de l’infini d’Amour du cœur de Dieu notre Père est manifesté en Jésus. Déjà nous tressaillons de joie pour ces quarante jours qui nous sont donnés pour entrer plus avant dans l’Amour dont nous sommes aimés. Cet Amour qui nous rejoint nous donne de pouvoir toucher la détresse de nos frères en humanité. Nous entrons dans la victoire de l’Amour sur la mort, sur la haine et sur le péché du Sauveur du monde. P. Gilbert ADAM

10 mars –  1er  dimanche de carême

“Tout près de toi est la Parole” Romains 10, 8

1ère lecture : Deutéronome 26, 4-10

« Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes, le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu. »

Psaume 90

« Je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr ! »

2ème lecture : Romains 10, 8-14

« Si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu, l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. »

Évangile : Luc 4, 1-13

Discerner sa tentation la plus essentielle

(…) Alors, quelle tentation sera la vôtre ? La tentation principale, le fer de lance de l’attaque qui viendra vous déstabiliser au plus intime ?

Comme dans un duel à l’épée, les premières escarmouches seront portées là où c’est assez superficiel, juste pour voir si vous résistez relativement bien. Si oui, alors l’intensité montera d’un cran et vous en viendrez aux choses sérieuses.

Chaque digue tient bon tant que l’eau n’attaque pas ses points névralgiques. Dès qu’elle a trouvé la faille, le point sensible, le cheval de Troie de la digue, l’eau n’a de cesse d’user sa résistance en concentrant sa pression là où elle peut faire des dégâts…

Identifier sur quoi porte la vraie tentation de son histoire personnelle est un long discernement, qui ne se fait pas sans aide extérieure. Les vrais maîtres de sagesse sont ceux qui ont apprivoisé cette faille intime, avec humour et confiance. Ils se savent exposés, d’autant plus qu’ils progressent. Toujours en danger, ils en deviennent d’autant plus fidèles qu’ils s’appuient sur Dieu pour, non pas y être soustraits, mais se nourrir de la tentation pour devenir plus soi-même… (P. Jean Compazieu)

17 mars – 2ème dimanche de carême

“Celui-ci est mon Fils : écoutez-le” Luc 9, 5

1ère lecture : Genèse 15, 1-12. 17-18

« Le Seigneur [dit à Abraham] : « Regarde le ciel, et compte les étoiles […].Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. »

Psaume 26

« Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? »

2ème lecture : Philippiens 3, 17 – 4,1

« Nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ. »

Évangile : Luc 9, 28b-36

Depuis la transfiguration, chercher la face de Dieu ne se fait pas en s’évadant dans le ciel (« pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? »), mais en descendant du Thabor pour plonger au plus profond de l’enfer humain, et révéler  à tout homme humilié quelle est sa vraie beauté, sa vraie dignité en Dieu.

Chercher le visage de Dieu nous pousse aujourd’hui à côtoyer les regards perdus des malades d’Alzheimer dans nos EHPAD, nos foyers longs séjours d’hôpitaux. Avoir soif de la proximité divine nous amène à parcourir les jungles de Calais ou de Calcutta, les bidonvilles d’Inde ou d’Afrique pour essuyer la honte et la misère autour de ces visages, comme Véronique essuyait avec un linge la face tuméfiée de Jésus supplicié marchant vers le Golgotha.

Entretenir une vie spirituelle authentique ne peut se faire sans chercher passionnément la beauté de Dieu qui se cache en chacun, en chacune. Si Dieu a pris chair de notre chair, c’est dans la chair du monde qu’il nous donne désormais rendez-vous pour contempler sa face. (P. Jean Compazieu)

24 mars –  3ème  dimanche de carême

1ère lecture : Exode 3, 1-8a. 13-15

« Dieu déclara [à Moïse] : ” Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob “.»

Psaume 102

« Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. »

2ème lecture : 1 Corinthiens 10, 1-6. 10-12

« Nos pères […] buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ. »

Évangile : Luc 13, 1-9

“Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.” Il dit alors à son vigneron : ’Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » « Nous pouvons entendre la consolation que Jésus nous offre si nous sommes sur un chemin de conversion. Dieu nous aide, il nous conduit, nous tend la main, il est toute patience envers ceux qui cherchent à marcher vers la lumière. Percevoir cette bonté forte nous appelle, nous encourage à aller notre propre chemin. Le véritable chemin est celui qui nous conduit, à travers la pauvreté et le désir, à la vérité de notre être véritable. Ainsi Dieu demande que nous nous convertissions, que nous demeurions délibérément sur son cœur, afin que là, nous trouvions la vie, et que de là, nous donnions la Vie. Jésus travaille la terre de notre cœur pour qu’elle porte du fruit, Dieu voit la misère dans laquelle nous sommes. Il veut que nous le regardions, que nous ayons confiance en lui, que nous nous nourrissions aux sources de la vie qu’il nous donne. Alors la vie jaillira et nous serons sauvés. Dieu alors nous enverra sauver notre peuple avec Lui. » (P. Gilbert Adam)

31  mars –  4ème  dimanche de carême

“Laissez-vous réconcilier avec Dieu” 2 Corinthiens, 20

1ère lecture : Josué 5, 9a.10-12

« Le Seigneur dit à Josué : “Aujourd’hui, j’ai enlevé de vous le déshonneur de l’Égypte “.»

Psaume 33

« Je cherche le Seigneur, il me répond ; de toutes mes frayeurs il me délivre. Un pauvre crie, le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. »

2ème lecture : 2  Corinthiens 5, 17-21

« Nous sommes  […] les ambassadeurs du Christ ; par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons u nom du Christ, laissez-vous réconciliez avec Dieu. »

Évangile : Luc 15, 1-3. 11-32

« Pour nous laisser réconcilier avec notre Père, nous sommes inviter à reconnaître notre faute et l’immensité de l’amour de Dieu notre Père. L’action de grâce qui monte de nos cœurs en même temps que la reconnaissance de notre misère est le signe d’une confession de nos péchés dans l’Esprit Saint. Nous ne sommes pas d’une nature différente de tous nos frères et sœurs . Au regard de l’Amour miséricordieux, nous sommes tous égaux à la table des pécheurs. Le pardon et la grâce que reçoivent mes frères en humanité me rappellent le pardon et la miséricorde dont je vis, moi aussi. Demandons au Seigneur de nous éclairer sur nous-mêmes, et regardons autour de nous, spécialement ceux dont les fautes nous ont blessés, et réjouissons de participer ensemble au festin de l’Eucharistie. »

Fr. Antoine-Marie, o.c.d