2 juin :

7ème dimanche de Pâques

Première lecture – Actes 7, 55-60

“Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l’Esprit Saint, il fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.”

Psaume 96 : “Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! […] Les cieux ont proclamé sa justice, et tous les peuples ont vu sa gloire.”

Deuxième lecture – Apocalypse 22, 12-14. 16-17.20

“Moi je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.”

Évangile – Jean 17, 20.26

“Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. […] Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache […] que tu les as aimés comme tu m’as aimé.”

(Sources : Les cahiers Prions en Église N° 262)

 

« Une clarté d’Évangile a été dégagée : le Ressuscité est là, uni à chaque être humain sans exception…
C’est comme si nous l’entendions dire : « Ne sais-tu pas que je vis en toi ? »…
Et tu voudrais dire au Ressuscité : « Écoute ma prière d’enfant, donne-moi de tout te remettre à tout moment, que je me réjouisse de ta continuelle présence ! »…
Jésus, tu étais toujours avec moi, et je ne le savais pas… et le jour vient où je peux te dire : Toi le Ressuscité, tu es ma vie ! » (Frère Roger – Taizé)
Nous aussi, frères et sœurs, réjouissons-nous de cette présence et dans le silence du cœur, écoutons sa voix…
Sûrement nous allons l’entendre prier : « Père, comme toi tu es en moi et moi en toi,que tous ils soient UN !
Qu’ils soient UN en nous !
Qu’ils aient en eux l’AMOUR dont tu m’as aimé et que moi aussi je sois en eux ! »    (Jean 17)

9 juin –

Dimanche de la Pentecôte

Première lecture – Actes 2, 1-11

“Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.”

Psaume 103 – “Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre.”

Deuxième lecture – Romains 8, 8-17

“L’Esprit de Dieu habite en vous. […] Si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.”

Évangile – Jean 14, 15-16. 23b-26

“Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime il gardera ma parole ; mon père l’aimera, nous viendrons vers lui.”

(Sources : Les cahiers Prions en Église N° 262)

 

Dans l’Évangile de ce jour, nous avons entendu les paroles de Jésus au soir du Jeudi Saint. Il annonce à ses disciples qu’il ne les laissera pas orphelins. Il leur enverra l’Esprit Saint. Mais avant toute chose, il leur demande de l’aimer et de garder ses commandements. Quand il parle de « commandements », il ne s’agit pas de contraintes mais de paroles qui sont celles « de la vie éternelle ». L’Évangile de saint Jean distingue deux étapes de la révélation chrétienne : le temps de Jésus et le temps de l’Esprit Saint.

L’Esprit Saint envoyé par le Père au nom de Jésus va tenir son rôle auprès de ceux qui l’aiment. Son rôle c’est « d’enseigner » toute chose. Il vient nous rappeler tout ce que le Christ a dit et fait. Mais ce n’est pas seulement un « aide-mémoire ». Le plus important c’est de prendre conscience de la portée des paroles et des gestes de Jésus pour notre monde d’aujourd’hui.

C’est important pour nous qui sommes envoyés pour annoncer l’Évangile. Il n’est pas question de répéter un message appris par cœur. Nous vivons dans un monde qui a beaucoup changé. L’Esprit Saint est la pour nous tous inviter à le rejoindre dans ce qu’il vit. Il vient nous rappeler que ce qui est premier ce n’est pas la recherche du confort, ni l’argent mais la personne. Dans un monde de meurtri par les guerres et les violences, il vient faire de nous des artisans de paix, de réconciliation et de communion fraternelle.

La Pentecôte nous invite à nous ouvrir à cet Esprit qui nous fait devenir des témoins et des messagers du Christ et de son message d’unité et de paix. C’est ce que nous dit la séquence de la fête d’aujourd’hui : « viens, Esprit Saint en nos cœurs… Assoupli ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid. Rends droit ce qui est faussé. » (Père Jean Compazieu)

 

16 juin –

Fête de la Sainte Trinité

Première lecture – Proverbes 8, 22-31

“Quand il établissait les cieux, j’étais là, […] quand il imposait à la mer ses limites, […] quand il établissait les fondements de la terre. […] Et moi, je grandissais à ses côtés.”

Psaume 8 – “Qu’est-ce que l’homme que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? ”

Deuxième lecture – Romains 5, 1-5

“Nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ ; […] et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.”

Évangile – Jean 16, 12-15

“Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière.”

(Sources : Les cahiers Prions en Église N° 262)

 

Quand il viendra, lui, l’Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité

car il ne parlera pas de sa propre initiative, mais il dira tout ce qu’il entendra et il vous annoncera ce qui est à venir. Aujourd’hui nous fêtons la Sainte Trinité, le mystère de notre Dieu qui est Amour. Dieu est Un, dans un amour infini qui exprime l’Unité de Dieu, dans l’Amour unique des trois Personnes divines. Dieu seul peut parler de Dieu. Seul, il peut imprimer le sceau de l’Amour sur le cœur humain, en même temps qu’il se révèle. Il s’agit du mystère de la lumière de Dieu, qui a son reflet en nous mêmes. Le mystère de l’Amour est une “Personne,” il est Echange. Nous en saisissons quelque chose lorsque nous méditons sur l’envoi du Fils par le Père et l’envoi de l’Esprit Saint, le « circuit de l’amour », qui part du Père et revient au Père. A chaque pas, nous nous émerveillons, l’Esprit lui-même nous fait dire : Dieu est Un. Un avant le temps, Un pour l’aujourd’hui éternel. Plus nous nous approchons de ce Secret d’Amour, plus nous le considérons avec Marie, la mère de Jésus émerveillée des capacités divines de l’Amour, dans le mystère de l’Annonciation. Jésus a parlé de son Père, Il rayonnait d’amour et de tendresse pour ce Père qui illumine son visage.

“En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu’il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Pour rencontrer le Dieu Un, nous contemplons l’agir de chacune des Personnes divines telles qu’elles nous sont révélées. Cela, Dieu l’a cachées aux sages et aux intelligents, et il le révèle aux tout-petits. A cause de la faiblesse de notre foi et de la pauvreté de notre intelligence, nous restons sans voix devant les merveilles divines de Dieu. Jésus, tout donné pour son Dieu d’Amour, nous donne l’Esprit Saint, l’Amour infini. Cet Esprit Saint ne quitte jamais Jésus. Jésus nous donne cet Esprit Saint qui ne nous quitte plus désormais. Il est plus intime à nous-mêmes que nous le sommes, Il nous rend à nous-mêmes en nous tournant vers l’autre, en accueillant l’autre, nous en avons une expérience. Ce mystère de Dieu Amour, de la Sainte Trinité, est une “expérience” d’amour. C’est un amour à recevoir d’abord, un amour qui a une source dans le Père de qui tout vient. Un amour qui est reçu, le Fils qui reçoit tout du Père et il lui redonne tout. Nous vivons de cet amour qui nous est donné, l’Esprit Saint.

« Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Le mystère de l’unité de Dieu est hors de nos prises. Dès que nous acceptons de vivre comme des enfants de Dieu : « L’Esprit lui- même se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. » C’est dans cette expérience filiale que nous voulons nous établir. C’est l’Esprit Saint, qui peu à peu, nous introduira dans la vérité tout entière. C’est lui qui nous fera saisir à quel point le Père aime le Fils, à quel point le Fils est la gloire du Père. Nous voulons vivre avec Jésus, notre vie de tous les jours et garder notre cœur ouvert au mystère de Dieu plus grand que tout. Mystère d’un Dieu personnel, d’un dialogue à l’intérieur de Dieu qui se répand et se prolonge dans sa créature. Cet amour est dépassement de soi, unité merveilleuse de l’amour. Ce qui est à l’intérieur du mystère de Dieu, est à l’intérieur de notre propre vie. (Père Gilbert Adam)

 

23 juin –

Fête du Corps et du sang du Christ

Messe solennelle à 10h30 – Grande salle du “Temple”, suivie de la procession du Saint Sacrement jusqu’au monument du Cénacle.

Première lecture – Genèse 14, 18-20

“En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. il le bénit”.

Psaume 109 – ” Le Seigneur l’a juré dans un serment irrévocable : “Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek.”

Deuxième lecture – 1 Corinthiens 11, 23-26

” Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.”

Évangile – Luc 9, 11b-17

“Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent.”

 

Dans ce grand mystère de l’Eucharistie, il y a un point important qu’il ne faut jamais oublier : nous savons qu’au moment de la Consécration, le pain et le vin deviennent le Corps et le sang de Jésus. Mais c’est surtout nous-mêmes et notre monde que le Seigneur veut consacrer et diviniser. C’est nous-mêmes qu’il veut remplir de sa présence. Ce don n’est pas seulement réservé à ceux qui sont rassemblés dans l’église. Il est pour tous. Jésus a été envoyé au monde non pour le juger mais pour le sauver.

Voilà ce repas auquel nous sommes tous invités. C’est vraiment LE moment le plus important de la semaine. Le Christ ressuscité est là ; il nous rejoint. A chaque messe, nous célébrons celui qui nous a aimés comme on n’a jamais aimé. C’est la moindre des choses que nous répondions à cette invitation. C’est vrai que dans certains endroits, cela devient difficile. En raison du manque de prêtres, nous assistons à une baisse drastique du nombre de messes. Mais quand il n’y a plus de boulanger dans un village, on sait s’organiser pour ne pas rester sans pain. Aujourd’hui, le Christ se présente à nous comme « le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » L’Eucharistie est vraiment un cadeau extraordinaire. C’est une nourriture pour la Vie éternelle.

En cette fête du Corps et du Sang du Christ, nous renouvelons notre action de grâce pour la merveille que nous célébrons. Et nous faisons nôtre cette prière du prêtre avant la communion : « Que ton Corps et ton sang me délivrent de tout mal et que je ne sois jamais séparé de toi ».  (Père Jean Compazieu)

 

30 juin

Treizième dimanche du temps ordinaire

Première lecture – 1 Rois 19, 16b. 19-21

“Élisée quitta ses bœufs , courut derrière Élie, et lui dit : ‘Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai.’ ”

Psaume 15 – “Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur  exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance.”

Deuxième lecture -Galates 5, 1. 13-18

“Que [votre] liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour au service des auns des autres.”

Évangile – Luc 9, 51-62

“Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu.”

« Jésus dit à un autre : Suis–moi. Celui–ci répondit : Seigneur, permets- moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Il lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; toi, va–t’en annoncer le règne de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets–moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. C’est l’Amour qui attise notre désir et le chemin pour y accéder. Être vraiment libre consiste à nous déterminer pour ce qui compte vraiment, ce qui est étroitement relié au Royaume, dont Jésus est le roi. Il nous faut accueillir pleinement le réel qui s’impose alors à nous pour accéder au Royaume. Nous demandons à Jésus d’accueillir ce qui s’impose à nous pour le réaliser. A la suite de Jésus, nous voulons prendre courageusement la route du Royaume en nous détachant de tout et en nous attachant à Jésus. Pour cela, il nous faut nous mette au rythme de l’Esprit Saint. La suite de Jésus, la vie dans l’Esprit Saint, est un don sans retour. Mû par l’Esprit-Saint, obéissant en tout à Jésus et à son Évangile, il n’y a plus de place pour le regard en arrière. Notre seul souci est d’être mû par l’Esprit Saint, de vivre d’amour, et d’aimer nos sœurs et nos frères. Vivre d’amour, c’est nous laisser conduire par Jésus doux et humble de cœur, c’est notre prière. (Père Gilbert Adam)