27ème dimanche du temps ordinaire

“Augmente en nous la foi” Luc 17,5

Première lecture (Habacuc 1, 2-3 ; 2-4)  « Tu vas mettre par écrit une vision […]. Elle tendra vers son accomplissement et ne décevra pas.»

Psaume 94   « Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits […] Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? »

Deuxième lecture (2 Timothée 1, 6.8. 13-14) « Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est en Christ Jésus.»

Évangile (Luc 17, 5-10)  « Quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites :    ʺ Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.ʺ »

                                                                                  Les cahiers de Prions en Église N° 264

 Les apôtres dirent au Seigneur : Augmente-nous la foi. Et le Seigneur dit : Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; et il vous obéirait.

« Quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : « nous sommes des serviteurs inutiles. » Jésus, à travers ce paradoxe, veut nous faire comprendre que vis-à-vis de Dieu qui nous a tout donné, nous entrons dans l’émerveillement. « C’est une question de foi ! » Tout notre temps lui appartient et toutes nos forces sont tendues vers son règne d’amour. Certes le service des hommes et de la société humaine est diffèrent du service de Dieu. Ce qui est certain, c’est que Dieu, lors de notre rencontre, nous donnera une bonne mesure. C’est l’amour indestructible de Dieu qui doit tout prendre dans nos vies. « La mesure de l’amour est d’aimer sans mesure, » dit Saint Bernard. La semence impérissable de l’Amour, Jésus la met en œuvre d’une manière étonnante dans l’Evangile. Il vient sans cesse au secours des malades et des pauvres, il ressuscite les morts, il guérit toute maladie. C’est la mesure de la Bonne Nouvelle de l’Évangile, qui nous met dans une joie infinie, la joie de l’amour total. C’est dans l’amour infini de l’unique bien-aimé que nous sommes tendrement chéris de Dieu. Pour découvrir la beauté de l’Evangile, il nous faut retrouver la source de la grâce, vivre de l’Esprit Saint, de l’amour infini de Dieu.

Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs : Approche vite, et mets-toi à table ? Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi à souper, ceins-toi, et sers-moi, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après cela, toi, tu mangeras et boiras ? La pensée de Jésus n’est pas d’enfermer les serviteurs dans un travail désespérant. C’est encore le lot, de tant de mères de famille. La pensée de Jésus est encore moins de considérer les journées de dix-sept heures qui sont encore accomplies par tant d’hommes de par le monde, comme normales. Nous connaissons cette expérience de la journée terminée, de la nuit qui tombe, de la fatigue et des jambes lasses. Cependant, un regain de force est donné à celui qui aime. Le temps de changer de tablier, et le voilà à la cuisine pour préparer le repas. La foi, la vie de service, est l’existence de l’enfant dans la maison de son Père. Il ne sera arrêté ni par la crainte de manquer de force, ni par l’ampleur démesurée de la mission. Jésus, dans les derniers souvenirs qu’il a voulu nous laisser, s’est présenté ainsi : « Je suis parmi vous comme celui qui sert. » C’est dans l’amour semblable à cet amour dont nous sommes aimés de Dieu, qu’il nous faut entrer. C’est le « moyen divin » d’acquérir la liberté la plus grande qui soit, la liberté de l’amour. Dieu nous a fait renaître d’une semence impérissable, la Parole de Dieu est incarnée.

« Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné ? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. L’aujourd’hui que Jésus nous demande, c’est de regarder avec espérance l’avenir que Dieu invente. Dieu ne nous donne pas un esprit de crainte et de timidité, mais son Esprit de force et d’amour. Nous osons entreprendre et persévérer sans rien garder dans les mains et sans autre lumière au cœur que la Parole de Dieu. Jésus, sans se montrer, continue de nous parler, et sa voix, jour après jour, vient nous rappeler sa promesse. Nous vivons de sa fidélité. La joie du cultivateur qui a semé le grain dans son jardin est de voir la graine pousser, qu’il dorme ou qu’il soit éveillé ! Il en est ainsi du règne de Dieu en nous. Il faut l’eau de la vie et le soleil de l’amour pour que la semence impérissable de l’amour de Dieu demeure vivante en nous. Au service de Dieu, le pèlerinage continue et la journée n’est pas terminée, le repos sera à l’heure de Dieu. Dieu sait le combat dans lequel nous sommes engagés. Il ne nous prive pas de moyens pour accomplir son œuvre. Nous lui demandons de nous mettre au niveau de la foi, dans le lien d’amour avec Dieu.

                                                                                                                        Père Gilbert ADAM

28ème dimanche ordinaire – C

“Ta foi ta sauvé” Luc 17,19

Première lecture (2 Rois 5, 14-17)  « Il entra, se présenta devant lui et déclara : ʺ Désormais, je le sais : il n’y aura pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! ʺ »

Psaume 97  « La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez. »

Deuxième lecture (2 Timothée 2, 8-13)  « Bien-aimé, souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile.»

Évangile (Luc 17,11-19)  « Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : ʺ Jésus, maître, prends pitié de nous. ʺ »

                                                                                        Les cahiers de Prions en Église N° 264

 “Merci beaucoup: èv kharistô!
Qu’on ait visité la Grèce ou pas, il faut savoir qu’èv kharistô veut dire merci. Merci bien. Comme en italien et en espagnol: grazie tante et muchas gracias. Par ailleurs, l’action de grâces par excellence des chrétiens, c’est l’Eucharistie. Voilà le thème-clé de l’évangile d’aujourd’hui.

Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus a choisi de passer par le pays des exclus, la Samarie, où dix lépreux — exclus parmi les exclus — viennent à sa rencontre. Ils reconnaissent qu’ils portent en eux la marque de la lèpre et du péché, et c’est la préparation pénitentielle: “Maître,(1) prends pitié de nous!” Ils appellent aussi Jésus par son nom, en araméen: “Yéshuah”, “Dieu sauve”. C’est pour cela qu’il monte vers Jérusalem.

Suivant son habitude, il est saisi de pitié devant les victimes de la maladie et du péché. Son premier mot vise à réintégrer les lépreux dans leur communauté, ce que feront les prêtres en constatant leur guérison. Mais c’est la puissance de la Parole dans le cheminement de foi qui les a guéris: “En cours de route”, ils sont purifiés. Suit le Gloire à Dieu: “L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.”

Après avoir accueilli en son corps la force de la Parole, un lépreux purifié se prosterne jusqu’à terre, un geste qui, dans la Bible, se fait devant Dieu seul: c’est le plus visible et le plus fervent des Je crois en Dieu. Il proclame que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, digne d’adoration à l’égal du Père.

Témoin de son action de grâces, Jésus demande: “Où sont les neuf autres?” Les fils purifiés et rachetés du premier peuple de l’Alliance se joindront-ils à la fête de l’assemblée chrétienne? “Il n’y a que cet étranger…” Après la mort d’Étienne, dans les Actes des apôtres, les Samaritains seront en effet les premiers étrangers à entrer dans la communion de l’Église.(2)

Le lépreux guéri adore Jésus “en rendant grâces”: eukharistôn selon le texte grec. Comme pour la distribution du pain et l’aventure des disciples d’Emmaüs, le récit nous amène à la célébration eucharistique. C’est par la force du Seigneur Jésus qu’un lépreux purifié célèbre cette action de grâces.

Tout se termine par l’envoi final dans la paix, en communion avec l’ensemble des pécheurs pardonnés et rachetés: “Relève-toi et va. Ta foi t’a sauvé.”

                                                                                                        Bernard Lafrenière, c.s.c.

Première lecture (Exode 17, 8-13)  « Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort. Mais les mains de Moïse s’alourdissaient. »

Psaume 120 « Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra-t-il ? »

Deuxième lecture (2 Timothée 3, 14 – 4,2)  « Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage toujours. »

 Évangile (Luc 18, 1-8)   « Le Seigneur ajouta : ʺÉcoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre. ʺ »

                                                                                      Les cahiers de Prions en Église N° 264

Voilà un évangile étrange qui a l’air de dire : si déjà un juge injuste est capable de rendre justice, parce qu’on vient lui casser les pieds, à plus forte raison Dieu, le juge parfait, rendra-t-il par amour justice à ses élus, et cela ne tardera pas.

C’est bien, en effet, ce qu’on attend de Dieu ; mais dans la réalité, tout se passe bien souvent autrement ! Et nous les prêtres nous en savons quelque chose… Combien nous aimerions que nos prières soient exaucées, parce qu’il y a d’excellentes raisons à cela : une brouille insupportable, une maladie qui détruit, le chômage etc.

 Il faut d’abord prendre au sérieux la parole du Seigneur : non, vraiment, il est à l’écoute, il aime ses enfants, il ne les laisse pas tomber ; mais ses voies ne sont pas les nôtres, et il aura une façon de nous exaucer bien propre à lui. Et il nous faudra de la patience pour cela, de la persévérance, … et de la foi.

Et c’est là alors que nous pouvons comprendre la fin de l’évangile : Cependant, quand le Fils de l’Homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Car la foi, aidée par nos œuvres de miséricorde, est ce qui nous permet de ne pas être comme des enfants trop gâtés qui font un caprice parce qu’ils n’obtiennent pas immédiatement ce qu’ils ont demandé au ciel. La foi, qui se conjugue avec le mot « amour », est ce qui nous permet de nous contenter de notre sort, même si nous n’obtenons pas tout de suite ce que nous avons demandé. Elle est celle aussi qui nous permet de comprendre qu’au lieu de recevoir ce que nous avons demandé, Dieu veut pour nous autre chose… La foi nous apprend à dire au Seigneur : Seigneur, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux !

Le fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? La phrase est terrible qui laisse planer le doute. On n’a plus foi en Dieu qui ne donne pas exactement ce qu’on veut. On n’a plus foi qu’en soi-même, ou bien dans les choses matérielles. Le dieu des hommes, c’est devenu son confort, son travail, c’est devenu très égoïste. Oui, trouvera-t-il la foi sur la terre ? C’est peut-être parce qu’il n’y a plus la foi, que lorsque Dieu viendra pour offrir la paix, la réconciliation, l’amour, il risque de ne plus y avoir personne pour la recevoir, pour y croire, et pour construire la paix. Le Fils de l’Homme trouvera-t-il la foi sur la terre ?

C’est l’ouverture ce dimanche de la Semaine de prière pour les missions. Prions pour que les missionnaires prêtres, religieux, religieuses ou laïcs envoyés pour évangéliser dans le monde soient des gens de foi ! Pour que dans les situations les plus difficiles qu’ils côtoient sans cesse, car les pays de mission sont souvent des pays où il ne fait pas toujours bon vivre, à cause des incidents climatiques comme l’ouragan Matthew récemment sur Haïti, à cause de la corruption, ou de la pauvreté, prions pour qu’en hommes et femmes de foi, ils sachent transmettre aux populations qu’ils côtoient la foi en Jésus-Christ, la foi en l’Église, parce que seule celle-ci, bien plus que toutes les promesses faites par les gouvernement du monde entier, donnera à ces hommes et femmes à qui l’Évangile est enseigné, des raisons de croire et d’espérer. Qu’à l’exemple de Moïse soutenu par ses frères, ils ne baissent pas les bras, même s’il leur semble que la réponse du Seigneur est longue à venir. Amen !

                                                                                                               Loïc Gicquel des Touches

30ème dimanche ordinaire – C

“Qui s’abaisse sera élevé” Luc 18, 14

Première lecture (Ben Sira 35, 15b-17. 20-22a) « [Le pauvre] persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui. »

Psaume 33 «Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentifs à leurs cris. »

Deuxième lecture (2 Timothée 4, 6-8. 16-18) « Le Seigneur […] m’a rempli de forcepour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. 

Évangile (Luc 18,9-14) « Le publicain, lui, se tenait à distance, […] il se frappait la poitrine, en disant : ʺMon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !. ʺ »

                                                                                       Les cahiers de Prions en Église N° 264

 Nous célébrons aujourd’hui la Journée Missionnaire Mondiale. Cette journée nous rappelle que l’Église est envoyée pour « annoncer la miséricorde ». C’est Jésus lui-même qui nous envoie. Pour nous aider à remplir cette mission, nous nous mettons à l’écoute de la Parole de Dieu. Le but n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur.

La première lecture vient nous rappeler que « le Seigneur ne fait pas de différence entre les hommes ». Il est impartial ; il ne juge pas selon les apparences. Dans l’Ancien Testament, le pauvre, l’opprimé, l’orphelin et la veuve étaient considérés comme les quatre situations de précarité et de pauvreté. La loi invitait tous les croyants à les protéger et à en prendre soin. Il s’agit pour nous de suivre l’exemple de Dieu qui est plein de tolérance et riche en miséricorde. « Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence mais Dieu regarde le cœur (1 Sm 16. 7).

Le psaume 33 est un chant d’action de grâce, une louange. Il ouvre les horizons de notre intelligence et de notre cœur : « Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres car il écoute, attentif à ceux qui l’appellent.

Le texte de la seconde lecture est considéré comme le testament de l’apôtre Paul. Quand il écrit cette lettre, il est en prison ; il sait que son exécution est proche : « Le moment de mon départ est venu ». S’adressant à Timothée, il l’encourage car la mission ne doit s’arrêter. La bonne nouvelle doit être annoncée au monde entier. Lui-même a une totale confiance en la miséricorde de Dieu. C’est en lui qu’il a trouvé la force et le dynamisme qui lui ont permis de parcourir le monde en témoignant de sa foi.

Le langage de Paul nous fait penser au monde du sport. Lui-même a achevé sa course. Il n’a plus qu’à recevoir la couronne de justice. D’autres vont prendre le relais. La proclamation de l’Évangile doit s’accomplir jusqu’au bout. Il faut que toutes les nations l’entendent. Toutes doivent savoir que Dieu ne demande qu’à leur faire miséricorde.

L’Évangile de ce dimanche nous parle de la prière de deux hommes. L’un était pharisien et l’autre collecteur des impôts pour les ennemis de son peuple. Tous deux quittent leur maison pour « monter au temple pour prier ». Chacun a sa manière de se tenir devant Dieu. Mais de l’un à l’autre, le contenu de la prière n’est pas du tout le même.

Le premier est un bon pratiquant très fidèle. Il a une bonne réputation car il observe plus que ce qui est écrit dans la loi. À vrai dire, il ne prie pas ; il ne demande rien à Dieu. Sa prière n’est que de l’auto contemplation. Il fait l’éloge de ses propres vertus et l’étalage de ses bonnes œuvres. Il ne se contente pas de se donner des coups d’encensoir. II fait en même temps l’examen de conscience du publicain. Il n’a pas compris que pour être exaucé, il nous faut être plein de bonté et de compréhension pour les autres, même s’ils sont pécheurs. C’est ce que nous a rappelé la semaine missionnaire : Dieu veut le salut de tous les hommes.

Le second a une très mauvaise réputation. Lui, le collecteur d’impôts, s’est enrichi au détriment des plus pauvres. Au lieu de se vanter, il reconnaît sa petitesse. Il est au fond du gouffre. Il fait appel à la miséricorde De Dieu. Il ne demande qu’à être justifié : « Montre-toi favorable au pécheur que je suis. » Cet homme attend tout de Dieu car il se sait pécheur. Alors, Dieu peut tout pour lui. Cette parabole nous est racontée pour nous annoncer une bonne nouvelle : elle nous dit que Dieu est Amour.

Cet Évangile veut nous ramener à l’essentiel : Le juste n’est pas celui qui croit l’être. Celui qui demande la miséricorde devient un homme juste, un homme « justifié » et « ajusté » à l’amour de Dieu. La prière du publicain touche le cœur de Dieu : « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé ». À chaque messe, nous commençons par un appel à la miséricorde : « Seigneur, prends pitié ! » Et avant d’aller communier, nous acclamons l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

En ce jour, nous accueillons cet appel du Christ : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Et nous demandons au Seigneur qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour que nous soyons les témoins et les messagers de sa miséricorde.

                                                                                                                Père Jean Compazieu