Tu n'as point d'asile

par Geroges Bernès | Noël à la flûte de pan

Conteur
Ce soir, nos yeux sont fixés sur la lumière de Bethléem.
Alors, permettez-moi, en regardant l’enfant de la crèche, de vous raconter une histoire.
Nous sommes en famille, un soir de Noël. Toute la maisonnée parle et rit pendant qu’un enfant se glisse dans la salle à manger et s’approche de la table décorée. Au milieu des décorations, l’enfant remarque quatre belles bougies dont les flammes brillantes dansent pleines de vie et semblent tenir conversation…

1ère flamme
« Moi, je suis la lumière de la paix, dit la première flamme, et je me demande pourquoi je brûle? Qui croit encore en la paix? Regardez ces guerres partout… Ces gens innocents qui meurent… Regardez ces violences à l’école… Regardez ces disputes à la maison… Je suis la lumière de la paix et je ne sers à rien! Personne ne désire plus m’accueillir ou me propager… »

Conteur
En disant ces mots, la première flamme, celle de la paix s’éteignit.

Conteur
La deuxième flamme prit aussitôt la parole:

2ème flamme
« Moi, je suis la lumière de l’amour et je me demande aussi si je vais continuer à brûler. Aujourd’hui, les gens s’enferment et ne pensent qu’à eux… Leur seule lucarne, c’est l’écran de télé! Là, ils voient bien qu’il y a plein d’enfants qui n’ont pas à manger ou qui souffrent; ils voient aussi, d’un œil distrait, les reportages sur les personnes seules et sur les gens à la dérive… Ils voient tout cela mais ils restent assis dans leurs fauteuils… Ils ne font rien… Ils ne bougent pas le petit doigt. Et moi, je vis pour être donnée, pour être partagée… Alors à quoi bon vivre, à quoi bon continuer à brûler? »

Conteur
En disant cela, la deuxième flamme, celle de l’amour s’éteignit.

3ème flamme
« Moi, je suis la lumière de la foi. Cela fait des années que je dis:
« Ayez confiance en Dieu! Il est là avec nous! Il peut nous accompagner, nous épauler, nous porter… »
Mais qui croit en ces paroles? Qui a confiance en Dieu? Qui s’appuie sur lui?
Je crois que je suis moi aussi inutile… Les gens n’ont plus besoin de moi… »

Conteur
Et la troisième flamme, celle de la foi, s’éteignit.
Il ne restait plus qu’une flamme et l’enfant était devenu triste parce que la belle table de Noël était presque dans l’obscurité.

Conteur
L’enfant dit à la dernière flamme:

Enfant
« Alors, toi aussi tu vas t’éteindre? »

Conteur
Seule, mais plus vive que jamais, la quatrième flamme lui répondit:

4ème flamme
« Non! Je vais continuer à briller! Toujours! Je suis la lumière de l’espérance… C’est moi qui vous permets de tenir pendant les moments de tristesse, de découragement. Je suis la lumière qui jaillit dans la nuit, dans le doute, dans le froid pour illuminer les terres humaines. Je suis le petit enfant de Bethléem qui sème et qui sème encore, et qui rallume toutes les vies éteintes… Et je serai toujours là! »

Conteur
L’enfant médita un instant ces paroles… Il comprit que la flamme espérance pouvait redonner vie à toutes les autres flammes. Il prit alors entre ses mains la petite lueur et ralluma bien vite les trois autres mèches: celles de la paix, de l’amour et de la foi. Et toutes ces flammes brillèrent d’un si grand feu qu’elles illuminèrent fortement le cœur de tous les convives! Tous en chœur, ils se mirent debout et chantèrent la gloire de Dieu:
« Gloria in excelsis Deo ! »

Ta naissance

par Colibri | Les plus célèbres Noëls du monde

Conteur : Jésus, qui nous rejoint en notre humanité, fait lever sur nos vies une lumière d’Espérance. Voici un témoignage :

Lecteur : Un brave cordonnier appelé Siméon se trouvait seul, un soir de Noël. Il n’avait pas d’enfants et sa femme l’avait quitté pour d’autres cieux. Il était occupé à ranger son atelier quand tout à coup, une lumière étincelante envahit la pièce et il entendit une voix lui dire :
« Siméon !… Siméon,!… Je suis Dieu, et ce soir, je viens chez toi. »
Tout ébahi, le cordonnier se dit : « Dieu ..? Chez moi ! Quel honneur ! …et il se mit à nettoyer sa cuisine, à préparer une belle table et un repas plus copieux et savoureux que d’habitude.

Bientôt, on frappe à la porte.  » Le voilà qu’il arrive ! Se dit-il  » et il court ouvrir.
Hélas ! C’était un enfant qui pleurait.
-« Pourquoi pleures-tu mon bonhomme ?  »
– J’ai perdu mon chemin et maman va s’inquiéter.
– Ne t’inquiète pas, je vais te ramener chez toi, lui dit Siméon  »
A peine de retour, voilà qu’on frappe de nouveau à sa porte. Il se précipite… Oh non ! C’était une vieille dame toute transie de froid.
– « Entrez, chère dame, vous n’allez pas rester dehors avec ce temps ! Venez prendre une tasse de café bien chaud, cela vous réchauffera. »
Une fois réconfortée, l’ancienne le remercia et repartit.

Le temps passait et le petit cordonnier commençait à s’inquiéter.
Tout à coup, on frappa la porte. « Cette fois-ci, c’est lui, j’en suis sûr ! se dit notre homme. »
Mais quelle surprise ! C’était un mendiant, et dans quel état ! Sale, avec de vieux habits tout rapiécés et des chaussures trouées.
–  » Entrez, mon ami, Il se fait tard, j’attendais un invité de marque et il n’est pas venu. Nous allons partager ensemble le repas que j’ai préparé. »

Lorsqu’ils eurent fini de manger le mendiant le remercia chaleureusement et fit mine de partir.

–  » Vous n’allez pas repartir comme ça dans cet état. Tenez, prenez ce manteau, lui dit Siméon, il n’est pas tout neuf mais il vous tiendra chaud, et mettez ces chaussures que j’ai terminées cet après midi. »
Puis, il le ramena à la porte et revint tout triste de n’avoir pas vu le visiteur annoncé.

Fatigué par une si longue journée, Siméon s’endormit sur la table.

Lentement la pendule égrena les onze coups de minuit.
Une lumière aveuglante de nouveau l’envahit, et la même voix ce fit entendre : « Siméon ! Siméon! »
– « Mais Seigneur, pourquoi n’es-tu pas venu ? dit-il dans un bâillement. Je t’ai attendu toute la soirée. Pour toi, j’avais tout rangé, mis une belle nappe et préparé un bon repas. Mais dis-moi, pourquoi n’es-tu pas venu ? »
– « Mais, je suis venu ! Le petit garçon qui pleurait, c’était moi. La vieille dame toute transie, c’était moi. Le mendiant affamé, c’était encore moi. ! » Siméon, je te remercie.

Voisin, d'où venait ce grand bruit ?

par Ensemble Vocal l'Alliance | Les Noëls de mon enfance