À l’occasion  du 150ème anniversaire
de la  déclaration de saint Joseph comme patron de l’Église universelle, le 8 décembre 2020, le pape François a décrété une année spéciale dédiée à saint Joseph. Vous trouverez sur cette page des prières et informations diverses concernant le déroulement de cette année.

Les mercredis du mois de mars

9h : messe dans la chapelle Notre Dame du Calvaire

14h30 : chapelet à Nazareth, animé par le Village saint Joseph

3 mars : “Saint Joseph, père aimé et père dans la tendresse.”

10 mars : “Saint Joseph, père dans l’obéissance et dans l’accueil.”

17 mars : “Saint Joseph, père au courage créatif et père travailleur.”

19 mars : Solennité de Saint Joseph, messe à 9h, chapelle Notre Dame du Calvaire.

 

 

Texte de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse

INSUFFISANCE RESPIRATOIRE, INSUFFISANCE SPIRITUELLE

Le Psaume 142

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » : c’est la parole de l’ange du Seigneur à Joseph inquiet de voir Marie, son épouse, enceinte à son insu. Toute la vie de Marie et de Joseph est guidée par le Saint-Esprit. En effet, Marie a conçu de l’Esprit Saint : elle est féconde par l’œuvre de Dieu en son sein. C’est par l’Esprit qu’est né Jésus ; c’est par son œuvre que Jésus réalise pleinement son nom, qui signifie « Le Seigneur sauve », comme l’ange l’annonce encore à Joseph : nous venons de l’entendre. Le Salut nous est donné par le Sauveur, et c’est l’Esprit qui la poursuit dans l’Église et dans le monde. Nous constatons tous ces temps notre besoin d’être sauvés, face aux graves déséquilibres du monde, face à la pandémie du Coronavirus qui a fragilisé toute la planète en quelques semaines.

Nous sommes touchés, en particulier, d’apprendre combien les personnes contaminées par le virus peuvent connaître l’angoisse d’une respiration de plus en plus difficile : nous prions pour elles. Plus largement, ne souffrons-nous pas tous d’insuffisance respiratoire ? Nous manquons de souffle ou nous manquons au Souffle de Dieu qu’est son Esprit. Saint Paul, au centre de sa grande lettre aux Romains, écrit ce verset qui m’est cher depuis longtemps : « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (8, 14). C’est le secret de la vie spirituelle. Comment nous laissons-nous conduire au jour le jour par le Saint-Esprit de Dieu ? S’il nous arrive de nous égarer, si nous le reconnaissons, il est là pour nous ramener sur la bonne route comme le fait un GPS efficace, et nous savons que ces initiales signifient « Guidés Par le Seigneur » !

Chaque semaine à Complies le mardi nous prions le Psaume 142, un des « Psaumes de l’âme », comme les Psaumes 24 et 85. Trois fois, il nous parle du souffle :

  • « Le souffle en moi s’épuise, mon cœur au fond de moi s’épouvante  » (v. 4) : c’est bien ce que nous vivons actuellement avec la grave épidémie du Covid 19.
  • « Vite, réponds-moi, Seigneur : je suis à bout de souffle » (v. 7) : nous savons que le drame du virus est qu’il conduit à l’insuffisance respiratoire et à l’asphyxie.
  • « Apprends-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Ton souffle est bienfaisant : qu’il me guide en un pays de plaines » (v. 10) : l’Esprit de Dieu qui planait sur les eaux à l’aube de la Création est celui par qui Dieu dit, fait et voit le bien ; il nous rend bienveillants et bienfaisants dans la mesure où nous le laissons nous conduire en sa paix.

Ce n’est pas tout. Dans l’oraison de ce même office de Complies le mardi soir, nous prions ceci :

Dieu qui es fidèle et juste, réponds à ton Église en prière, comme tu as répondu à Jésus ton Serviteur.

Quand le souffle en elle s’épuise, fais-la vivre du souffle de ton Esprit : qu’elle médite sur l’œuvre de tes mains, pour avancer, libre et confiante, vers le matin de sa Pâque.

Deux fois le souffle est mentionné, et aussi l’Esprit, ce qui n’est évidemment pas fortuit. À la fin de la journée, nous sommes fatigués, parfois épuisés, nous demandons à Dieu de nous permettre non seulement de souffler, mais de nous régénérer par son Souffle de vie. Le disciple que Jésus aimait décrit en quatre mots sa mort : « Inclinant la tête, il remit l’esprit » (19, 30). En clair, Jésus rend le dernier souffle, lui qui nous a aimés jusqu’au bout ; dans cet acte d’amour suprême, il nous communique son Souffle, son Esprit.

Saint Joseph est le patron de la bonne mort, puisqu’il est parti vers le Père – il le représentait sur terre – entouré de Jésus et de Marie. Nous le prions pour les nombreuses personnes décédées récemment du Coronavirus ou qui mourront ce jour et dans les jours qui viennent. Que l’Esprit Saint, Notre Dame et saint Joseph les assistent pour qu’ils retrouvent leur pleine respiration dans l’air très pur de la Jérusalem d’en haut ! Qu’ils nous donnent d’avancer ensemble, dans la liberté, dans la confiance, vers la Pâque insolite qui vient ! Le monde souffre d’une immense insuffisance respiratoire, que le Mystère pascal lui redonne souffle, lui rende le Souffle de la vie, l’Esprit qui est cette « source d’eau jaillissant pour la vie éternelle  » (Jn 4, 14). Amen.

+ fr. Robert Le Gall

Archevêque de Toulouse

 

Je vous salue Joseph, homme juste, la Sagesse est avec vous,  vous êtes béni parmi tous les hommes et béni est Jésus le fruit de Marie votre fidèle épouse.

Saint Joseph, digne père nourricier de Jésus-Christ, priez pour nous pécheurs et obtenez de Dieu la divine Sagesse, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen !

Saint Joseph

Salut, gardien du Rédempteur, Époux de la Vierge Marie. À toi Dieu a confié son Fils ; en toi Marie a remis sa confiance ; avec toi le Christ est devenu homme.

O bienheureux Joseph, montre-toi aussi un père pour nous, et conduis-nous sur le chemin de la vie.

Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,et défends-nous de tout mal. Amen.

Donné à Rome, Saint Jean de Latran, le 8 décembre, solennité de l’Immaculée Conception de la B.V. Marie, de l’année 2020, la huitième de mon Pontificat.

François

Joseph, mon ami

« Joseph, on t’appelle le juste, le charpentier, le silencieux… Moi, je veux t’appeler mon ami. Avec Jésus, ton fils et mon Sauveur, avec Marie ton épouse et ma mère, tu as ta place dans mon coeur, tu as place dans ma vie. Prends ma main et conduis-moi lorsque l’ombre et la nuit rendent mes pas incertains. Toi qui as cherché le Seigneur, toi qui l’as trouvé, dis-moi où il est ! Dis-moi où il est quand les jours succèdent aux jours, remplis de travail et de soucis ou de solitude et d’ennui ! Dis-moi où il est quand l’épreuve et la souffrance sont le pain quotidien ! Dis-moi où il est quand l’espérance relève mon courage et m’invite à avancer avec plus d’entrain ! Dis-moi où il est quand mon coeur veut l’aimer, lui le premier et les autres, avec lui et en lui ! Dis-moi où il est quand on vient près de moi chercher réconfort, amitié et joie ! Joseph, mon ami, toi qui as cheminé à travers les rayons et les ombres, apprends-moi à rencontrer le Seigneur dans le quotidien de ma vie. Toi, le témoin étonné de l’action de l’Esprit, aide-moi à reconnaître ses merveilles et à lui être soumis. Toi, le grand attentif aux besoins des tiens, garde bien ouverts mon cœur et ma main. Amen. »

Monseigneur Léon Soulier, Evêque émérite de Limoges de 1987 à 2000, né en 1924.

Salutations à saint Joseph

Je vous salue, Joseph, image de Dieu le Père ; je vous salue, Joseph, père de Dieu le Fils ; je vous salue, Joseph, sanctuaire du Saint Esprit ; je vous salue, Joseph, bien-aimé de la Sainte Trinité ; je vous salue, Joseph, très fidèle coadjuteur du grand conseil ; je vous salue, Joseph, très digne époux de la Vierge Mère ; je vous salue, Joseph, père de tous les fidèles ; je vous salue, Joseph, gardien de tous ceux qui ont embrassé la sainte virginité ; je vous salue, Joseph, fidèle observateur du silence sacré ; je vous salue, Joseph, aimant de la sainte pauvreté ; je vous salue, Joseph, modèle de douceur et de patience ; je vous salue, Joseph, miroir d’humilité et d’obéissance.

Vous êtes béni entre tous les hommes ;
Et bénies soient vos yeux, qui ont vu ce que vous avez vu ; et bénies soient vos oreilles, qui ont entendu ce que vous avez entendu ; et bénies soient vos mains, qui ont touché le Verbe fait chair ; et bénis soient vos bras, qui ont porté celui qui porte toutes choses ; et bénie soit votre poitrine, sur laquelle le Fils de Dieu a pris un doux repos ; et béni soit votre cœur embrasé pour lui du plus ardent amour.
Et béni soit le Père Éternel qui vous a choisi ; et béni soit le Fils,  qui vous a aimé; t béni soit le Saint Esprit, qui vous a sanctifié ; et bénie soit Marie, votre épouse, qui vous a chéri comme un époux et comme un frère.
Et béni soit l’Ange qui vous a servi de gardien.
Et bénis soient, à jamais, tous ceux qui vous aiment et qui vous bénissent.

Amen

Saint Jean Eudes

Litanies à saint Joseph

Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)
Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.
Saint Joseph, priez pour nous.
Illustre descendant de David, priez pour nous.
Lumière des Patriarches, priez pour nous.
Époux de la Mère de Dieu, priez pour nous.
Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.
Nourricier du fils de Dieu, priez pour nous.
Zélé défenseur de Jésus, priez pour nous.
Chef de la Sainte Famille, priez pour nous.
Joseph très juste, priez pour nous.
Joseph très chaste, priez pour nous.
Joseph très prudent, priez pour nous.
Joseph très courageux, priez pour nous.
Joseph très obéissant, priez pour nous.
Joseph très fidèle, priez pour nous.
Miroir de patience, priez pour nous.
Ami de la pauvreté, priez pour nous.
Modèle des travailleurs, priez pour nous.
Gloire de la vie de famille, priez pour nous.
Gardien des vierges, priez pour nous.
Soutien des familles, priez pour nous.
Consolation des malheureux, priez pour nous.
Espérance des malades, priez pour nous.
Patron des mourants, priez pour nous.
Terreur des démons, priez pour nous.
Protecteur de la Sainte Eglise, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V. Dieu l’a établi le chef de sa maison.
R. Et l’intendant de tous ses biens.

Prions :
O Dieu, qui, par une providence ineffable, avait daigné choisir le bienheureux Joseph, pour être l’époux de votre Sainte Mère, faites, nous vous en prions, que, l’honorant ici-bas comme protecteur, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans le ciel : Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Trois lettres à saint Joseph – Joseph Challier

Alors que le pape François a décrété 2021 comme année dédiée à saint Joseph, Aleteia vous propose de découvrir trois lettres à saint Joseph écrites par Joseph Challier. Cet ancien libraire de 30 ans, passionné par l’évangélisation des jeunes, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont le tout récent “Osez la Bible en 365 jours” (Éditions Emmanuel).

1ère lettre : “Mon cher Joseph, quelle équipée cette naissance !”

Cher saint Joseph,

À ce sympathique recensement qui tombait plutôt mal vu ton actualité familiale, tu as fait face. Tu aurais pu laisser ta femme et partir seul. Plus simple, plus économique, moins dangereux. Mais que faire d’une vie simple et sans danger ? Tu te savais créé pour davantage. Tu avais conscience de ta responsabilité. Hors de question donc de laisser ta femme accoucher seule. Ta place était d’être là, aux côtés de Marie. Puis d’accueillir ce bout de chou / Sauveur de l’humanité. D’ailleurs, ta chère femme l’a choisi, ce voyage. On ne me fera pas croire qu’elle t’a servilement suivi. Lorsque, enceinte, on s’aventure pour une route de 120 kilomètres, on a un minimum de conscience (d’attrait) de cette folle équipée et de confiance (d’attrait ?) pour nos compagnons d’aventure. Que j’aurais aimé vous voir, vous suivre, vous accompagner. Trimballer sa femme à dos d’âne, alors qu’elle porte le Sauveur en son sein. Déjà le Fils de Dieu passait au milieu des hommes. Mais tout de même, je suis surpris de l’arrivée. Comment t’es-tu débrouillé, Joseph, pour te retrouver seul, avec ta femme, ton âne et ton futur Dieu, à chercher d’urgence un lieu où crécher et, au passage, où accoucher ? Il est bien évident que tu avais dû faire tes plans. N’étiez-vous pas partis en groupe, avec une caravane ? N’avais-tu pas visé une fin de voyage moins proche de l’accouchement ? Enfin, bon sang, tu avais dû imaginer des contretemps, des embûches, des contrariétés… et prévoir en fonction. Le Bon Dieu ne met pas Son Fils entre les mains d’un inconscient. Ou alors je ne m’y connais plus en Bon Dieu. Par contre, je m’y connais en contrariétés, en problèmes de tout genre, plus ou moins imprévisibles mais qui nous tombent dessus et auxquels il faut faire face. Alors je me dis que bien sûr, saint Joseph, tu avais dû préparer ce voyage avec une grande attention. Mais voilà, tu trimbalais un Bon Dieu ayant décidé de rejoindre les hommes jusqu’au bout… et donc dès le début aussi. Et les hommes, ça galère. Le Père était présent et Il t’a fait confiance, Joseph, pour gérer les embûches. L’âne a donc boité, le guide de la caravane s’est engueulé avec sa femme et s’est trompé de route, les chameaux se sont mis en grève… Bref, Marie et toi, vous avez voyagé comme vous pouvez. Et Dieu était là. Voilà l’essentiel. Merci de la leçon ! Dans notre voyage sur Terre, évidemment qu’il faut tout prévoir… puis vivre joyeusement l’imprévu. Avec Dieu qui est là, à la mesure de la place qu’on lui laisse. Ce qui est beau aussi dans cette histoire, c’est ta première victoire sur le démon. Il savait que le Bon Dieu arrivait, et dans son orgueil s’est évidemment imaginé quelque chose de grandiose, de majestueux, d’impressionnant. Pour déloger le Malin de ce monde, il fallait un Dieu qui en impose. Mais te voilà, toi Joseph, avec un âne et une gamine. Au milieu de la foule, sans revendiquer quoi que ce soit, alors que tu avais de quoi. Ton humilité fut le parfait bouclier pour protéger la naissance de ce Sauveur chétif. Premier round : démon : 0 ; Joseph : 1.Mon cher Joseph, quelle équipée cette naissance ! Et ce n’est qu’un début. Bientôt, direction les pyramides. Nouvelle aventure familiale, que l’on abordera en temps voulu. Bien à toi, Joseph.

2ème lettre : “Apprends-moi à faire confiance !”

Cher saint Joseph,

Peut-on parler de la première galette des rois de l’Histoire ?! Sans rire, évoquons un peu les rois mages. Quel joyeux bazar a dû être leur arrivée. Car ces messieurs se trimballent en caravane. Aux sympathiques Gaspard, Melchior, et Balthazar, il faut ajouter leurs cuisinières, porteurs, chameliers, animaux… Bref, une joyeuse bande qui dénote un peu dans votre tranquillité, Marie et toi. Tu me diras, vous commencez à avoir l’habitude. Il n’y a pas si longtemps, c’étaient les bergers et leurs troupeaux. Alors, des mages…Comment avez-vous fait pour les recevoir ? Impossible de suivre la coutume d’offrir à manger. Peut-on imaginer tout de même un repas ensemble ? Leur cuisinière est partie d’un peu de votre blé offert et y a ajouté les éléments pour nourrir cette troupe. Avec des épices du monde entier. Et la première galette des rois était née ! Avec la question que tout le monde se pose : « qui a tiré la fève ? » Car c’est bien sûr lors de cette visite mémorable que fut inventée la galette des rois. Bon, j’arrête avec ma fixette, d’autant que je n’aime pas la frangipane. Cette tradition culinaire m’importe moins que la royauté universelle du Christ que représente les mages. Et puis, quelle humilité ! Le Bon Dieu t‘ayant choisi, toi simple charpentier, comme père terrestre, tu avais saisi depuis longtemps la prédominance de l’humilité dans la venue du Sauveur. Et on peut penser que ça te convenait. La crèche, la mangeoire, les bergers, tu étais dans ton élément. Mais les mages ?! L’or, l’encens, la myrrhe ? Est-ce là l’humilité de Dieu ? Plus d’un à ta place aurait cru à un changement de plan de la part du Patron. Et déliré sur la gloire et l’aisance arrivant enfin, digne du Roi des rois, et de son serviteur au passage, en toute fausse modestie. Mais toi, non, bien sûr. Réellement humble, tu acceptes. Puisque Dieu l’a voulu. Puisque c’est le réel. Et en même temps, j’imagine tes pensées. « Vous êtes bien gentils, mes bons mages, mais ce dont a besoin mon fils, là, c’est d’une couverture et de lait de chèvre ! » J’imagine aussi la tête du brave vous ayant ouvert sa grange lorsqu’il a découvert après votre départ quelques piécettes d’or dans la paille de son étable sentant l’encens ! Ces présents surprenants me font aussi penser aux talents que le Bon Dieu nous donne. Parfois, nous jugeons ces dons qu’Il désire nous faire. Dans un sursaut de fausse modestie mais d’orgueil vrai, nous sommes alors capables de les refuser. Cher Joseph, aide-moi à tout accueillir de la part du Bon Dieu. S’Il me donne un talent, c’est pour Le servir, Lui et mes frères. Aide-moi, saint Joseph, à passer de l’attitude du propriétaire à celui d’intendant des dons (tiens, c’est drôle à dire, ça, à voix haute). A accueillir les dons avec reconnaissance et disponibilité. Comme toi. Car lorsqu’un ange vous envoya en Égypte, tu as dû apprécier l’or des mages. Pour réaliser ses prophéties faites à Israël au cours des siècles, le Bon Dieu a pu compter sur l’aide d’un empereur romain mégalomane, d’un roi hébreu furieux et d’un charpentier confiant. Ainsi, ton fils naît à Bethléem. Et v’là Jérémie qui est confirmé : « d‘Égypte, j’ai rappelé mon fils » (Car lorsqu’un ange vous envoya en Égypte, tu as dû apprécier l’or des mages.) Si l’on en croît les Évangiles, et j’ai tendance à les croire, et puis elles disent si peu de choses sur toi qu’on peut espérer qu’elles le disent bien ; tu as obéi pas après pas. Visiblement en confiance. Et voilà la clef : la confiance. Impossible sinon pour toi de reconnaître Dieu dans un songe ou un ange. Tu étais déjà intime de Dieu. Ce qui a permis ton obéissance. Là encore, cher Joseph, c’est une belle leçon. Apprends-moi à faire confiance. Inutile de connaître le plan, je suis là pour poser la partie de la charpente que le Bon Dieu m’a demandé de poser. Bien à toi, cher Joseph.

 

3ème lettre : “sans vouloir te jeter des fleurs, tu m’épates”

Cher saint Joseph,

Vient maintenant la présentation de Jésus au Temple. Étais-tu fier ? N’étais-tu pas envahi de cette belle et noble fierté ? Cette présentation du premier garçon était sans doute importante à tes yeux. On t’imagine bien trop souvent comme un bon père catholique. Mais enfin tu étais juif, de lignée royale ! Cette tradition de présentation au temple du premier garçon était de ta responsabilité. Par ailleurs, en inscrivant Jésus dans la tradition juive, tu permettais à l’Ancienne Alliance d’accueillir la nouvelle, et à la nouvelle Alliance de s’inscrire dans l’Ancienne. Marie avait mis au monde le Sauveur. Toi, Joseph, tu devais t’assurer que le Messie… soit juif. En amenant Jésus au Temple, vous accomplissez ensemble ce passage de témoin. Et pour vous aider, quoi de mieux que de voir deux prophètes croiser votre chemin ? Mesdames et messieurs, faites entrer Anne et Siméon, respectivement prophétesse et prophète. Oui, je t’imagine empli d’une belle et saine fierté, toi l’humble protecteur de la nouvelle alliance, de la voir être adoubée par l’ancienne. Oui, je t’imagine fier, et heureux, de voir ces deux rocs reconnaître en ton fils le Messie attendu. Que d’espérance leurs paroles ont-elles dû susciter en toi ! Tu as vu, avant même que ton fils devienne adulte, que quelques-uns en Israël accueilleraient bien leur Messie. Quel grand rôle joué par ces prophètes. Et là encore, sans vouloir te jeter des fleurs, tu m’épates. Car ces prophètes et leurs prophéties, Ô combien importantes, tu les as accueillies. Toi, premier protecteur du corps du Christ, au sens propre, tu as accepté ces prophètes. Quel exemple pour tout responsable d’Eglise, qui se doit d’accueillir et discerner les prophéties pour guider le troupeau. Je t’imagine sur la route du retour prendre et reprendre ces paroles du prophète Siméon : « mes yeux ont vu le Sauveur. » Je vous imagine, toi et ta femme, entonner pour la première fois cette belle prière que Marie a transmise aux apôtres trente ans plus tard. Oui, ces paroles devaient habiter votre prière de couple, puis l’Eglise tout entière jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, nous sommes unis, cher Joseph, lorsque je reprends à mon tour ce cantique de Siméon. Quel enfant mystérieux tout de même. Tout père digne de ce nom est fier de l’unicité de sa progéniture. « Ce chef d’œuvre, le mien, est unique. Une personne unique, fruit de mes entrailles, élevé par mes soins, et pourtant si différent. » Découvrir son enfant relève parfois d’une grande aventure, sans doute une chasse au trésor. Enfin tout de même : le « cas » Jésus est tout à fait spécial. Joseph, comment as-tu fait ? Père attentif et croyant fidèle, comment as-tu vécu le caractère surprenant de cette enfance ? Homme des deux testaments, tu savais bien qu’il se passait quelque chose derrière cette banale vie de famille. Si ton fils était le Messie, et tu le croyais, qu’allait-il se passer ? et quand ? Un père s’inquiète de l’avenir de son fils, tout en ayant confiance en lui. Toi aussi. A ceci près que la question n’était pas de savoir si Jésus saurait reprendre ou non ton atelier de charpentier, mais plutôt de savoir comment il sauverait le peuple d’Israël ? Première interrogation d’une longue série : comment va-t-il s’y prendre ? Que dois-je lui apprendre ? Comment puis-je l’aider davantage ? Serais-je présent ? Comment réagiront mes frères ?Oui, Joseph, tu as eu affaire à bon nombre de questions de grande importance. Ce qui me rassure quand j’arrive avec mon flot de dossiers, de sujets pesants pour moi, mais qui doivent te sembler bien peu de choses. Pourtant, tu m’accueilles toujours avec bienveillance. Parfois tu me donnes un coup de main, souvent discret d’ailleurs. Parfois non. Tu me laisses me débrouiller car tu as décelé que j’en avais les capacités. Attitude typiquement paternelle. A bientôt cher saint Joseph

 

En l’honneur de saint Joseph époux de Marie (Saint Louis-Marie de Montfort)

1.Chantons un cantique en l’honneur

de Saint Joseph, le protecteur

Et l’époux de Marie.

L’humble Joseph est peu connu.

Aucun d’ici-bas ne l’a vu,

Mais il ravit les bienheureux.

Que la terre s’unisse aux cieux,

Que tout le glorifie ! (bis)

 

2.Grand saint, Dieu n’a trouvé que vous

Qui fût digne d’être l’époux

De sa Mère admirable.

Epoux de la Reine des cieux,

Ce privilège est merveilleux;

Le témoin de sa sainteté,

Le gardien de sa pureté,

O gloire incomparable! (bis)

 

3.Le Père éternel vous a pris

Pour nourrir ici-bas son Fils,

Pour être son vicaire.

Vous avez porté sur le sein

Celui qui tient tout en sa main,

Par un emploi tout singulier

Vous avez été nourricier

De votre propre Père.

 

4.Qui l’aurait vu vous caresser,

Vous sourire et vous embrasser

Par un amour extrême!

Ses souris vous perçaient le cœur

Et le remplissaient de douceur.

Tout embrasé de son amour,

Vous lui disiez à votre tour:

Mon cher fils, je vous aime.

 

5.Si trois mots de Marie ont pu

Sanctifier par leur vertu

Saint Jean avec sa mère,

Que n’auront point produit en vous

Ses discours si saints et si doux!

Sa parole vous ravissait,

Sa présence vous remplissait

De grâce et de lumière.

6.Quelle était votre humilité!

C’est elle qui vous a porté

A garder le silence.

A vous mettre tout le dernier,

A vivre en pauvre charpentier,

A paraître un pauvre ignorant

Sans capacité, sans talent,

Sans air et sans prudence.

 

7.Plus vous vous êtes rabaissé,

Et plus Dieu vous a rehaussé

Près de lui dans la gloire.

Vos mérites sont surprenants,

Vos privilèges sont très grands.

Le ciel admire vos splendeurs,

Le monde est plein de vos faveurs,

Et jusqu’au Purgatoire.

 

8.Jamais on ne vous prie en vain,

Votre crédit est souverain,

Comme Thérèse assure.

Votre Fils est Dieu glorieux,

Votre Épouse est Reine des cieux,

En priant vous leur commandez,

Tout est fait, si vous demandez.

O pouvoir sans mesure!

 

9.SAINT JOSEPH :

Tâchez d’être en tout le dernier,

De vous cacher, et dilater

En Jésus et Marie !

Cherchez ce que le monde fuit,

Et fuyez tout ce qu’il poursuit.

Ne vous réglez que par la foi,

Afin d’être heureux avec moi

En imitant ma vie.

 

I0. PRIERE :

Saint Joseph, soyez mon patron

Pour m’obtenir un très grand don:

La Divine Sagesse!

Pour rendre gloire à mon Sauveur,

Pour convertir l’homme pécheur.

Pour aider les pauvres petits,

Pour terrasser mes ennemis.

La Charité vous presse.

 

DIEU SEUL.

 

Glorieux Saint Joseph,époux de Marie, accorde-nous ta protection paternelle, nous t’en supplions par le Cœur de Jésus-Christ.

Ô toi dont la puissance infinie s’étend à toutes nos nécessités et sait nous rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvre tes yeux de Père sur les intérêts de tes enfants.

Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à toi avec confiance ; daigne nous prendre sous ta charitable conduite

et règle pour nous cette affaire si importante et si difficile, ( demander la Grâce de prier le chapelet pour vous, un, proche ou un prêtre )

cause de toutes nos inquiétudes.

Fais que son heureuse issue tourne à la Gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs.

Ainsi soit-il.

Saint Francois de Sales