
Grégoire Ahongbonon
Sauveur des malades mentaux en Afrique
Des malades mentaux enfermés dans des cages d’un mètre sur deux, dans un hôpital public du Togo. Des schizophrènes ou épileptiques enchaînés à des arbres par leurs parents, dans des villages ivoiriens. En plus de 30 ans, Grégoire Ahongbonon a sauvé plus de 100 000 malades mentaux de ces traitements indignes, allant souvent lui-même les arracher à leurs tortionnaires, pour les soigner dans l’un des 30 centres d’accueil qu’il a créés en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso, au Togo et bientôt au Nigéria. Ce père de 6 enfants sera bientôt en Loire-Atlantique pour raconter son histoire. Il nous parle de la naissance de son association Saint Camille de Lellis et de ses centres.
Nous sommes dans les années 1980. Son entreprise de taxis vient de faire faillite. A la suite d’une dépression, ce Béninois d’origine retrouve la foi et commence à arpenter les rues de Bouaké, au centre de la Côte d’Ivoire, où il vit depuis 1971. « J’ai compris pourquoi Jésus s’est identifié aux malades, et me suis dit : je dois faire quelque chose de plus ». C’est ainsi que le 1er centre naît puis les suivants.
De nombreux malades, guéris, ont pu se réintégrer dans leurs villages. D’autres sont devenus infirmiers et gèrent aujourd’hui les centres. Grégoire n’oublie pas ceux qui ne s’en sont pas sortis, mais, au moins, ils meurent dignement, insiste-t-il.
